
Depuis 2017, la déclaration de cession de véhicule se fait exclusivement en ligne. Le guichet physique en préfecture n’existe plus pour cette démarche. En 2024, le portail officiel reste le point de passage obligé, mais plusieurs évolutions récentes modifient la procédure, à commencer par le changement de nom de l’opérateur et la mise à jour du formulaire Cerfa.
France Titres remplace l’ANTS : ce que cela change pour la cession
La plupart des guides en ligne continuent de mentionner l’ANTS comme unique interlocuteur. L’opérateur public des titres (cartes grises, permis de conduire) est désormais désigné sous le nom France Titres, sous tutelle du ministère de l’Intérieur. Le site immatriculation.ants.gouv.fr reste fonctionnel, mais la marque institutionnelle évolue.
Ce changement a des conséquences pratiques. Le formulaire Cerfa de certificat de cession est passé en version 15776*03. Des vendeurs qui téléchargent un ancien PDF risquent de remplir un document obsolète. La seule source fiable pour récupérer la version à jour est le portail formulaires.service-public.gouv.fr, en vérifiant le numéro complet imprimé en haut à droite du document.
Réaliser la déclaration de cession de véhicule en ligne sur Autoscope permet de suivre une procédure guidée qui tient compte de ces mises à jour, ce qui réduit le risque d’erreur sur la version du Cerfa.
Délai de déclaration de cession : la règle des 15 jours et l’amende encourue

Le vendeur dispose de 15 jours après la vente pour déclarer la cession. Ce délai n’est pas un conseil : il est fixé par l’article R322-4 du Code de la route. Le dépasser expose à une amende forfaitaire.
Le risque concret est de continuer à recevoir des contraventions générées par le nouveau conducteur. Tant que la carte grise n’est pas mise à jour dans le système d’immatriculation, les infractions (stationnement, radars) arrivent au nom de l’ancien propriétaire. Plusieurs témoignages en ligne décrivent des situations où des vendeurs reçoivent des amendes des mois après la vente, faute d’avoir déclaré la cession à temps.
La téléprocédure « Vendre ou donner mon véhicule » génère un code de cession à la fin de la démarche. Ce code, composé de chiffres et de lettres, doit impérativement être transmis à l’acheteur : sans lui, ce dernier ne peut pas lancer sa propre demande de carte grise.
Documents à réunir avant la déclaration de cession en ligne
Avant de lancer la téléprocédure, le vendeur doit préparer plusieurs éléments. L’absence d’un seul document bloque la démarche ou la retarde.
- Le certificat de cession Cerfa 15776*03, rempli et signé par les deux parties (vendeur et acheteur), avec date et heure précises de la transaction.
- Le certificat de situation administrative (anciennement certificat de non-gage), téléchargeable gratuitement sur le site Histovec. Ce document prouve que le véhicule n’est grevé d’aucune opposition ni d’aucun gage.
- La carte grise originale, barrée en diagonale avec la mention « Vendu le » ou « Cédé le » suivie du jour, du mois, de l’année, de l’heure et de la signature du vendeur.
- Une preuve de contrôle technique de moins de six mois pour les véhicules de plus de quatre ans (sauf véhicules vendus pour destruction).
Le code confidentiel associé à la carte grise est également nécessaire si la démarche est effectuée par un tiers. Ce code figure sur le courrier d’accompagnement reçu lors de l’édition du certificat d’immatriculation.
Erreurs fréquentes qui bloquent la déclaration sur le portail
Plusieurs pièges reviennent de façon récurrente dans les retours d’utilisateurs. Le premier concerne la saisie du numéro d’immatriculation : une simple confusion entre la lettre O et le chiffre 0 suffit à faire échouer la recherche du véhicule dans le système.

Le deuxième piège touche le Cerfa lui-même. Un formulaire mal rempli ou dans une version périmée est rejeté. Les champs « date et heure de la cession » doivent correspondre exactement entre le Cerfa papier et la saisie en ligne. Toute incohérence génère un blocage.
Le troisième problème concerne le code de cession. Des vendeurs oublient de le noter ou de le transmettre à l’acheteur. Sans ce code, l’acheteur se retrouve dans l’impossibilité de demander sa nouvelle carte grise via la voie dématérialisée classique. Des solutions de contournement existent (passer par un prestataire habilité), mais elles allongent les délais et peuvent engendrer des frais.
Les retours terrain divergent sur la fiabilité du portail lui-même. Certains utilisateurs signalent des dysfonctionnements ponctuels (page qui ne charge pas, erreur serveur en fin de procédure). Dans ce cas, il est recommandé de réessayer à un horaire différent ou d’utiliser un navigateur mis à jour.
Cession pour destruction : une variante à ne pas confondre
La déclaration de cession pour destruction suit un circuit distinct. Le véhicule est remis à un centre agréé VHU (véhicule hors d’usage), et c’est ce centre qui délivre un certificat de destruction. Le vendeur doit ensuite déclarer la cession en ligne en sélectionnant l’option correspondante sur le portail.
La confusion entre cession classique et cession pour destruction entraîne des erreurs administratives. Un véhicule déclaré « vendu » alors qu’il part à la casse reste inscrit comme circulant dans le fichier d’immatriculation, ce qui peut générer des relances fiscales ou des contraventions fantômes.
La procédure de déclaration de cession de véhicule en ligne reste la même dans ses grandes lignes depuis la dématérialisation, mais les détails comptent. Vérifier la version du Cerfa, respecter le délai légal et conserver le code de cession sont les trois points sur lesquels les dossiers se bloquent le plus souvent.